La création de ce site m’a permis une réelle introspection, sur ce qui définissait mon approche après plus de 15 ans d’expériences en cabinet, entreprises et organismes de formation…
C’est en recherchant le tout premier ouvrage qui a déclenché ma carrière que le terme prospective m’est apparu.
La prospective signifie que pour réussir à se projeter, il faut d’abord s’interroger sur le passé pour éclairer les choix du présent et se préparer à l’action à venir. Ce temps consacré à faire un pas de côté permet de se poser les bonnes questions pour sortir des visions binaires et préparer nos décisions ….
L’origine de cette notion date des années 50 en France. Elle est associée à de grands philosophes comme Gaston Berger qui voulait penser l’avenir.
Vos scénarios du futurs
Il y a tout d’abord la prospective à l’échelle individuelle. En synthèse, je retiens que l’attitude prospective c’est s’inscrire dans un futur souhaité et non subi. Il y a certes le contexte dans lequel nous nous situons et notre vécu, mais il y a surtout le but que nous poursuivons. Ainsi, le futur probable et son champ des possibles se mêlent intimement avec le futur désirable.
C’est en effet dans cette posture que j’ai toujours souhaité accompagner : avoir conscience des contraintes vécues dans le passé, prendre en compte les divers indicateurs du présent et s’ouvrir la possibilité de rêver, de penser sans cesser de réajuster. En définissant ensemble des hypothèses suffisamment réalistes pour se sentir confiant, nous construisons une stratégie de choix éclairés. C’est l’idée que rien n’est immuable et que nous menons ensemble une réflexion constructive et scientifique pour bâtir votre avenir.
Les métiers de demain
Quant à la prospective appliquée à l’échelle de la société, elle sert à nous interroger sur l’avenir qui se dessine et les métiers de demain.
En tant que professionnelle de l’orientation, de la qualité de vie et santé au travail, plusieurs indicateurs me donnent à réfléchir :
- Depuis le COVID, la priorité n’est plus de faire carrière mais d’avoir une qualité de vie et du temps pour soi. Quid de la valeur accordée au travail et le rôle qu’il joue dans notre épanouissement ?
- Les progrès technologiques et la robotisation tendent à se développer au sein des sociétés et institutions, notamment dans les métiers à forte contrainte, ou à faible attractivité. Quels en seront les métiers émergents ?
- Les problématiques de compétences sur les territoires engendrent divers recours pour pallier à une population vieillissante. A quelle échelle s’étendra la mobilité ?
- La tendance à la démocratisation des certifications de compétences offre un marché croissant à la formation et à la reconversion. Quelle valeur accordera-t-on aux apprentissages liés aux expériences ?
- La fuite d’un quotidien chronophage vers un cadre de vie en adéquation avec ses valeurs encourage l’expatriation, le travail à distance et le télétravail au détriment d’un collectif de travail. Y-a-t’il un risque d’individualisation des comportements ?
En tenant compte de ces éléments, certains futurs se dessinent. De nouveaux métiers et modalités de travail apparaissent. Il est donc important de se questionner ensemble sur nos souhaits d’avenir mais aussi sur les impacts que peuvent avoir l’évolution de la société sur nos propres désirs.